samedi 8 août 2015

Daimôn

Un génie familierdémon familier ou tout simplement familier est, dans bon nombre de croyances d'Europe occidentale, une entité, animal ou esprit, parfois imaginaire et invisible, à laquelle les hommes s'adressent pour demander des conseils ou obtenir des services, en particulier liés à la sorcellerie. Les familiers peuvent servir leurs propriétaires comme domestiques, ouvriers agricoles, espions ou compagnons et les aider à ensorceler leurs ennemis, mais pas seulement puisqu'ils sont réputés pour inspirer les érudits, artistes et écrivains, à l'instar d'unesprit tutélaire ou d'une Muse. Le plus connu de ces génies familiers est le daïmon (δαίμων / daímôn) de Socrate, mais bon nombre d'érudits ont, au cours de l'histoire, fait référence à des entités de ce type, parfois sous le nom de bon génie ou esprit gardien. Les familiers sont aujourd'hui fortement liés à la pratique moderne de la sorcellerie, en particulier en Angleterre où il fait partie intégrante de la pratique. Son équivalent outre-Atlantique est le nagual.
Le concept du familier a été repris par les ouvrages inspirés de la fantasy moderne et notamment le jeu de rôle, où ces entités sont décrites comme des créatures de petite taille qui accompagnent les érudits et les magiciens.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Familier_(esprit

mardi 3 février 2015

Roboratif

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Du latin roborare (« fortifier »).

Adjectif[modifier | modifier le wikitexte]

SingulierPluriel
Masculinroboratif
/ʁɔ.bɔ.ʁa.tif/
roboratifs
/ʁɔ.bɔ.ʁa.tif/
Fémininroborative
/ʁɔ.bɔ.ʁa.tiv/
roboratives
/ʁɔ.bɔ.ʁa.tiv/
roboratif masculin
  1. (Médecine) Qui redonne des forces, de l'énergie.
    • Ce repas fut roboratif.
    • Remède roboratif.
    • Il se retrempa dans ce bain de l’habitude auquel d’artificiels regrets insinuaient une qualité plus roborative et plus tonique.  (Joris-Karl HuysmansÀ rebours, 1884)
  2. (Figuré) Qui stimule la réflexionenrichit l’esprit.
  3. (Figuré) Qui stimule en vue d’une bonne pratique sportive.
    • Il y a même une patinoire… où des groupes de petites filles en tenue ad hoc s’initient aux prolégomènes roboratifs des doubles lutz. (BERNARD CHAMBAZ - La descente du Tibre (10/14) - Journal La Croix, p. 24, 28 juillet 2014)

Synonymes[modifier | modifier le wikitexte]

Ubac

nom masculin
(ancien provençal ubac, du latin opacus, sombre)
Dans les Alpes, versant le moins ensoleillé d'une vallée (généralement exposé au N.), souvent forestier.

mardi 23 décembre 2014

Propitiatoire

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

(Date à préciser) Du latin propitiatorius (« clément, propitiatoire ») ou propitiatorium (« lieu de propitiation »).

Adjectif[modifier | modifier le wikitexte]

SingulierPluriel
Masculin
et féminin
propitiatoirepropitiatoires
/pʁɔ.pi.sja.twaʁ/
propitiatoire /pʁɔ.pi.sja.twaʁ/ masculin et féminin identiques
  1. (Rare) Qui a la vertu de rendre propice (favorable), c‘est-à-dire d’attirer les faveurs ou la clémence de la divinité, de la puissance ou de l’autorité morale qu’on veut honorer ou dont on veut commémorer le souvenir, la force ou l’importance. Il n’est guère usité que dans les expressions :
    • Sacrifice, offrande, cérémonie, rite, temple, monument, mausolée, victime propitiatoire.
    • Reverrons-nous, un jour, au bout de l’avenue,
      Le clair verger, le doux jardin, les treilles mûres,
      La corde au puits qui grince et les clefs aux serrures
      Et les bassins, les grands bassins graves où j’ai,
      Don propitiatoire, en partant, égorgé
      Et, goutte à goutte, vu, sur le marbre de l’eau,
      Le cou du cygne blanc saigner sous le couteau ?

       (Henri de RégnierLe Départ, Les Jeux rustiques et divins)

Mièvrerie

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

(1480) mivrerie(1718) Forme actuelle. Dérivé de mièvre avec le suffixe -erie.

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

SingulierPluriel
mièvreriemièvreries
/mjɛ.vʁǝ.ʁi/
mièvrerie /mjɛ.vʁǝ.ʁi/ féminin
  1. Affectation accompagnée de puérilité dans la manière de parler, d’écrire, de peindre.
    • Il a de la mièvrerie dans son langage, dans son style.
    • Emma, néanmoins, l’en consolait avec des mièvreries de langage, comme on eût fait à un marmot abandonné.  (Gustave FlaubertMadame Bovary, 1867)
    • Mièvrerie et sensiblerie sont toujours annonciatrices de malheurs et de désastres.  (Fruttero et LucentiniLa prédominance du crétin, 1988)

Outrecuidance

Étymologie[modifier | modifier le wikitexte]

Outrecuidance vient du latin agere, qui a donné cogere et son fréquentatif cogitare. L'ancien français cuidance vient de cogitare auquel a été ajouté le préfixe outre- (au-delà, trop etc.).

Nom commun[modifier | modifier le wikitexte]

SingulierPluriel
outrecuidanceoutrecuidances
/ut.ʁə.kɥi.dɑ̃s/
outrecuidance /ut.ʁə.kɥi.dɑ̃s/ féminin
  1. Confiance excessive en soi ; orgueilprésomption.
  2. Désinvolture impertinente envers autrui ; audaceeffronterie.
    • Il est bien temps, dit de Bracy, que l’outrecuidance de ces paysans soit réprimée par quelque exemple signalé.  (Walter ScottIvanhoé, Traduction de l’anglais par Alexandre Dumas, 1820)

Ratapsauder



Il y en a des vieux si misérables à force de s'être ratapsaudés çà et là que souvent il ne reste plus une seule pièce de la carcasse primitive. (Frédéric Boutet, Quand nous aurons passé, in Histoires vraisemblables)